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samedi 19 mars 2022

Satios ou Alban Eilir, l'équinoxe de printemps

 


L'équinoxe de printemps est couramment désigné de deux façons dans la tradition druidique contemporaine :

. Satios, "les semailles", en langue celtique continentale ancienne

. Alban Eilir, "la lumière de la Terre", en langue galloise

Il ne doit pas être confondu avec la célébration germanique d'Ostara, autre fête printanière récupérée par l'Eglise chrétienne sous le nom de Pâques (=> allemand : Ostern, anglais : Easter etc), et dont la date est comme pour ces dernières fixée chaque année en fonction de la première pleine lune suivant l'équinoxe.

Hans Cany

mardi 21 septembre 2021

Equinoxe d'automne

En cette période de l'année où les feuilles des arbres commencent à jaunir, et où nous nous apprêtons à entrer dans les mois sombres, PAÏENS & FIERS salue la venue de l'Equinoxe d'Automne.



vendredi 26 mars 2021

Aux origines de Pâques : OSTARA

 


Etroitement associée au printemps qu'elle incarne par extension, Ostara est une déesse germanique personnifiant les principes de l’aube, de la renaissance, du renouveau et de la fertilité. C’est en raison de cette analogie que d’aucuns n’hésitent pas à identifier Ostara à cette autre déesse de la fertilité qu’est Frigg/Frigga ou Freyja, bien que cette assimilation, loin de faire l’unanimité, reste controversée.

Ostara, la Dame de l'Aube, connaissait sa variante saxonne sous le nom d’Eostre ou Eastre, et son souvenir se retrouve entre autres de manière flagrante dans l’allemand moderne Ostern et l’anglais moderne Easter, désignant tous deux Pâques. Il est d’ailleurs à noter que le lièvre - ou le lapin - et les oeufs, attributs de la déesse symbolisant la vie et la fertilité, font aujourd’hui partie de l’imagerie traditionnelle liée à Pâques, soulignant ainsi les racines préchrétiennes méconnues de cette très ancienne célébration printanière européenne.

Quoique la célébration qui lui est consacrée tende à se confondre avec celle de l'équinoxe de printemps (20-21 mars), la date de la fête d'Ostara proprement dite se basait sans doute à l'origine sur la première pleine lune suivant l'équinoxe, puisque c'est ce critère que semble avoir retenu et repris l'Eglise chrétienne pour fixer chaque année la date de Pâques. Il n'y a donc pas identité entre l'équinoxe et Ostara : ce sont là deux fêtes bien distinctes, même si elles ont généralement lieu à quelques jours - ou semaines - d'intervalle.

Qu'on se le dise : 
Ostara, c'est donc... Pâques. Cette fête printanière est directement à l'origine des Pâques chrétiennes dans les pays d'Europe septentrionale et occidentale. Mais à moins de se borner au cadre étroit de dogmes rigides et figés pour l'éternité, rien ne s'oppose à ce qu'aujourd'hui, Eostre/Ostara soit honorée en deux occasions. Ainsi, le caractère solaire de l'équinoxe et l'aspect lunaire de la déesse se complètent et s'équilibrent harmonieusement.

Frères et soeurs d’Europe, faisons donc honneur à l’héritage sacré de nos ancêtres, et renouons avec les origines et la signification réelles de "Pâques", fête de la renaissance et du renouveau de Mère Nature.

Hans Cany




dimanche 21 mars 2021

Equinoxe de printemps

En ces temps difficiles, saluons le réveil de Mère Nature et le retour de la lumière.
Et n'oublions jamais que tant qu' il y a du vert, il y a de l'espoir...

Patience.
Les beaux jours reviendront.


dimanche 20 septembre 2020

Equinoxe d'automne : Du chagrin de Cérès à la mort de l'été

 

Evelyn de Morgan - Demeter Mourning for Persephone, 1906

L'Equinoxe d'Automne s'inscrit dans la mythologie gréco-romaine au travers d'un mythe célèbre mettant en scène Hadès (grec) / Pluton (romain), Déméter (grecque) / Cérès (romaine), et la fille de cette dernière Perséphone (grecque) / Proserpine (romaine). De façon métaphorique, celui-ci symbolise le passage à l'automne puis à l'hiver, en l'expliquant ainsi :

C'est en ce jour de la fin de l'été que le dieu du royaume des morts, Hadès (Pluton), aperçut Perséphone (Proserpine) cueillant des fleurs dans les champs. Il en tomba immédiatement amoureux et l'enleva pour l'amener avec lui afin qu'elle règne éternellement à ses côtés dans son royaume. Constatant la soudaine disparition de sa fille, la déesse des récoltes et de la croissance végétale, Déméter (Cérès), partit alors à sa recherche. Ne la trouvant point, son chagrin et son désespoir furent tels que les fleurs, les arbres et toutes les plantes en flétrirent, empêchant toute croissance végétale sur la terre. Apprenant finalement ce qui s'était produit, elle exigea d'Hadès qu'il lui restitue Perséphone. Mais celui-ci ne l'entendit point de cette oreille, et refusa obstinément de satisfaire la requête de la déesse éplorée. Le conflit entre les deux divinités s'envenima, et ne tarda pas à s'avérer apparemment  insoluble, chacun campant fermement sur ses positions. Zeus (Jupiter), appelé à arbitrer le litige et répondant aux supplications désespérées des humains, impuissants face à ce drame, parvint à un compromis avec Hadès pour obtenir un retour au moins partiel de Perséphone : elle passerait six mois de l'année avec Hadès dans le royaume des ténèbres, puis les six autres mois aux côtés de sa mère. Déméter, mécontente de cet arrangement, proclama en guise de représailles que, pendant ces six mois d'absence, la nature porterait le deuil de la séparation, et que rien ne pousserait plus sur la terre… jusqu'à ce que sa fille remonte enfin des enfers, marquant ainsi le retour de la saison claire.

En cette période de l'année où les feuilles des arbres commencent à jaunir, je vous souhaite, à toutes et à tous, une excellente célébration de l'Equinoxe d'Automne.

Hans CANY


L'Enlèvement de Proserpine
Sculpture de Gian Lorenzo Bernini (alias Le Bernin), 1622